Médecin : structurer son patrimoine et préparer sa retraite en 2026. SEL vs BNC, retraite CARMF, PER, assurance-vie, prévoyance et crédit Lombard pour le capital constitué.
Réponse rapide
Le médecin cumule revenus élevés, fiscalité lourde et retraite CARMF au taux de remplacement faible. Trois chantiers structurent son patrimoine : le cadre d'exercice (BNC ou SEL) pour arbitrer rémunération/dividendes et capitaliser dans la société ; la préparation de la retraite par le PER et l' ; la protection via une prévoyance solide et la transmission via l'assurance-vie. Pour un capital constitué, assurance-vie luxembourgeoise et crédit Lombard.
Par Nissim Assaraf, cofondateur de Bethel Capital.
Beaucoup de médecins exercent en nom propre (BNC) : l'intégralité du bénéfice est imposée au barème, qu'ils le consomment ou non. Le passage en SELARL / SELAS permet d'arbitrer entre rémunération (droits sociaux) et dividendes, et de laisser une partie des bénéfices dans la société pour les capitaliser.
Le régime fiscal des revenus perçus par l'associé de SEL au titre de son activité libérale obéit à des règles spécifiques : décision au cas par cas avec l'expert-comptable.
Au-delà du PER : capitaliser dans la SEL, structurer l'acquisition des murs professionnels (SCI, éventuellement à l'IS), utiliser l'assurance-vie comme réserve à fiscalité douce. Voir aussi optimiser sa fiscalité de dirigeant.
La prévoyance (incapacité, invalidité, décès) n'est pas optionnelle. L' organise la transmission (abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans, article 990 I du CGI).
Pour un capital important, l'assurance-vie luxembourgeoise apporte triangle de sécurité, univers multi-devises et portabilité. Le crédit Lombard permet de financer un projet sans désinvestir. Pour un médecin exerçant en SEL avec une holding, les leviers de la holding patrimoniale (régime mère-fille, contrat de capitalisation) s'ajoutent.
Situation. Docteur L., 45 ans, exerce en nom propre, revenus élevés fortement fiscalisés, sans épargne retraite ni prévoyance renforcée.
Structuration. Étude du passage en SELARL. PER pour déduire à forte tranche marginale. Ouverture d'une assurance-vie pour prendre date. Prévoyance adaptée. Voir aussi préparer sa retraite de dirigeant.
Illustration ; les choix dépendent de votre situation réelle et se décident avec l'expert-comptable.
En agissant sur trois plans : le cadre d'exercice (BNC ou société d'exercice libéral), la préparation de la retraite par capitalisation (PER, assurance-vie), et la protection (prévoyance solide, transmission via l'assurance-vie). Le capital constitué se loge ensuite en assurance-vie, avec une réserve de crédit Lombard. Chaque levier se calibre avec l'expert-comptable.
Le régime de la CARMF offre un taux de remplacement souvent faible au regard des revenus d'activité. Sans épargne retraite complémentaire (PER, assurance-vie) constituée tôt, le niveau de vie baisse sensiblement à la retraite.
Cela peut être pertinent : la société d'exercice libéral permet d'arbitrer entre rémunération et dividendes, de capitaliser une partie des bénéfices dans la société et de faciliter certaines transmissions. Ce choix est technique et dépend du niveau de revenus, du besoin de trésorerie personnelle et des objectifs.
Oui, surtout à tranche marginale élevée : la déduction des versements à l'entrée procure une forte économie d'impôt. En contrepartie, l'épargne est bloquée jusqu'à la retraite (sauf déblocage, dont l'achat de la résidence principale) et imposée à la sortie.
Parce que ses revenus dépendent de sa capacité à exercer, et que sa couverture obligatoire d'indépendant est limitée. Un contrat de prévoyance (incapacité, invalidité, décès) adapté protège le revenu et la famille en cas de coup dur.
Par des leviers cohérents : capitaliser dans une SEL plutôt que tout distribuer, déduire des versements sur un PER, structurer l'acquisition des murs professionnels, utiliser l'assurance-vie comme réserve à fiscalité douce. Ils se combinent selon le projet global.